Noria et aqueduc al-Mamurîya (857/1453)

 

 

 

Localisation : dans l’actuel jardin public Umm al-Hasan du centre-ville.

Visite en 2006.

 

 

 

Réf :

Meinecke (1992), 37/2

 

Gaube (1978), n°220

 

 

 

Historique

 

Une des plus grandes roues hydrauliques de la ville[1], une inscription donne une date à l’installation. Elle concerne une restauration datée 857/1453 entreprise par Ainâl al-Yashbakî, alors gouverneur de la ville.

Aujourd’hui au milieu d’un jardin public, l’installation conserve une importante partie de son aqueduc (ill.3, 4), qui fournissait l’eau du fleuve à différents édifices alentours dont des mosquées et des hammams.

 

 

 

Epigraphie

 

857/1453. Inscription de construction, 3 lignes sur la rive ouest de l’Orontes.[2]

« …. (grand) émir, gouverneur de Hama, puissante est Sa victoire! Dans le mois de jumada II de l'année 857 ».

 

 

 

Biblio complémentaire :

Delpech (1997)

Dbiyat (2010), p.191-211

Montalbano (2012)

 

 

 

 

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1/ la grande roue vue depuis le jardin

2/ l’installation hydraulique et son aqueduc

3/ une partie de l’aqueduc conservée

4/ une partie de l’aqueduc conservée

5/ la grande roue de nuit

 

 

 

Documents anciens

 

Lockroy (1863), p.58. Visite en 1860.

C’est une grande ville dont les maisons ont la même couleur que le terrain sur lequel elles sont bâties : des mosquées, des minarets, des dômes s’élèvent de toutes parts ; au milieu, parmi des jardins éclatants de verdure, entouré d’arbres séculaires, coule majestueusement l’Oronte. Des aqueducs de deux et trois rangs d’arches le traversant. Des roues énormes plus hautes encore que ces aqueducs sur lesquels elles s’appuient, tournent sans cesse avec un bruit pareil à celui que ferait une troupe de bourdons gigantesques […]. Les immenses aqueducs qui la traversent en tous sens, les norias énormes destinées à prendre l’eau dans l’Oronte pour la distribuer dans tous les quartiers, […].

 

 

 

 

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Gravure de la noria al-Mamurîya d’après E. Lockroy

Source : Lockroy (1863)

 

 

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[1] Sur le fonctionnement et l’historique des norias, cf. Zaqzouq (1990), p.337-366 ; Delpech (1997), Dbiyat (2010), p.191-211.

[2] Traduction d’après le texte de Gaube (1978), n°220.