Hammam et tombeau ‘Izz al-Dîn al-Mawsilî (698/1298)
Localisation :
rive gauche du nahr Abû ‘Alî, quartier Bâb al-Hadîd (plan n°11).
Réf :
Berchem/Fatio (1913)
Meinecke (1992), 11/16,
11/17
Salam-Liebich (1983),
p.189-194, 197-199
Mayer (1933), p.83
RCEA 5065
Sobernheim/Berchem
(1909), n°37
Historique
C’est
le premier hammam construit à Tripoli après la conquête de la ville en
689/1289, il est l’œuvre du gouverneur ‘Izz al-Dîn Aybak al-Mawsilî (en
fonction de 694/1294 à 698/1298).[1]
Le
hammam conserve de nombreux vestiges d’architecture chrétienne dont la porte ouest
et son linteau orné d’un agneau et de deux coquilles, accompagné de deux
inscriptions latines ‘Ecce Agn. Dei’ (Voici l’agneau de Dieu) et ‘SCS IACOBUS’
(Saint Jacques). Ces vestiges sont peut-être ceux de l’édifice antérieur qui
abritait un hospice pour les pèlerins chrétiens (ill.2, 3).
Un
tombeau attenant au hammam abrite la tombe du gouverneur, identifiée par
l’inscription et le blason gravés sur le linteau de l’ouverture grillagée sud
(ill.4). On remarque, d’après le plan, que le tombeau ne communique pas avec le
hammam et apparaît comme un édifice indépendant (ill.1).
Epigraphie
698/1298. Epitaphe de
‘Izz al-Dîn Aybak 4 lignes sur l’ouverture sud du tombeau (ill.4).[2]
« (1) Au nom
d’Allâh. Ceci est le mausolée du pieux (2) Aibak, fils de ‘Abdallâh, de Mosûl,
gouverneur du sultanat royal (3) dans les conquêtes bien gardées, qu’Allâh ait
pitié de lui, qui est mort le 5 (4) du mois de safar de l’année 698 (12 novembre
1298) de l’hégire du Prophète ».
Biblio
complémentaire :
Bulardello (1998)
Piana
(2010), p.307-355
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1/ plan et
section du hammam |
2/ l’accès
principal |
3/ le portail
d’accès avec les remplois croisés |
4/ l’inscription datée 698/1298 sur la fenêtre sud du tombeau |
Documents anciens