Madrasa al-Mu’azzamîya (606-614/1209-1217)

 

 

 

 

Localisation : à l’angle du tariq al-Mujahidîn et du tariq al-Darwish et sous le passage (E3.1).

 

 

 

Réf :

Berchem (1922), p.170-173

Bieberstein/Bloedhorn (1994) III, p.103

Burgoyne (1987), n°4

Korn (2004), n°33

 

Berchem (1922), n°55

Hawari (2007), p.146-147

RCEA 3801

Walls/Abul-Hajj (1980), n°55

 

 

 

Historique

 

L’édifice Ayyûbide est en partie conservé, suite aux rénovations Ottomanes et modernes. Depuis la ruelle une ouverture sous le passage permet d’apercevoir une cour servant de cimetière (ill.6).

D’après l’inscription de construction sur l’iwan de la cour, l’édifice est construit en 606/1209, puis achevé et équipé d’une dotation en 614/1217 par al-Mu’azzam ‘Isa alors gouverneur de Damas puis futur sultan (les deux postes entre 601/1204 et 624/1227). Il est dédié aux Hanafites. Le petit cimetière abrite les tombes de quelques personnalités Hanafites associés à la madrasa (ill.1, 2).

Une seconde inscription sur le minaret mentionne une restauration en 673/1274 par le fils d’al-Mu’azzam, al-Qâhir (ill.8), à cette date une mosquée est ajoutée à l’étage et le mur de façade sur rue est renforcé suite à l’élévation de ce minaret.

A la suite d’un séisme non daté (fin 9e/15e, peut-être celui de 853/1458), une partie du minaret s’écroule, la mosquée et la salle du futur cimetière perdent leurs toits.[1]

L’édifice, et en particulier l’étage supérieur, est restauré sous les Ottomans et la période moderne apporte de nombreux aménagements à l’ouest et au nord de la madrasa. On note que la façade sur rue conserve quatre différents types de maçonnerie (ill.2).

 

 

 

Epigraphie

 

614/1217. Texte de construction 4+4 lignes sur 2 dalles (130x60 chacune) sur l’iwan de la cour.[2]

« xxx Ceci a été fait par ordre de notre maître le sultan al-Malik al-Mu’a[zzam], xxx, Sharaf al-dunya wa’l-dîn Abul-‘Aza’îm ‘Isa, fils d’Abû Bakr, fils d’Aiyûb, qui a constitué waqf ce collège en faveur des docteurs et des étudiants en droit, disciple de l’imam auguste A[bû Hanifa], xxx, que Dieu soit satisfait de lui et le satisfasse ! Cela (a été achevé) dans les mois de l’année 614 de l’hégire du Prophète (1217), que Dieu agrée de lui (cette œuvre) et lui pardonne ! »

 

 

673/1274. Texte de restauration du minaret 7 lignes (38x60) sur la face sud (ill.8).[3]

« A ordonné la restauration de ce minaret béni al-Malik al-Qâhir, l’intendant de cette madrasa, qu’Allâh lui pardonne et qu’il couvre de sa miséricorde son père le fondateur, le sultan al-Malik al-Mu’azzam Sharaf al-Dîn ‘Isa, qu’Allâh sanctifie son âme ! dans le mois de l’année 673 (1274-75) ».

 

 

 

Biblio complémentaire :

Hawari (2007), n°18

Hawari (2009), p.226-230

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ plan de l’édifice

2/ coupes et sections

3/ vue de la façade sur rue depuis l’est

4/ vue de la façade sous le passage depuis l’ouest

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5/ détails de la façade sur rue

6/ l’ouverture donnant sur le cimetière

7/ partie est de la façade sur rue avec la base du minaret

8/ inscription de restauration datée 673/1274

 

 

 

 

Documents anciens

 

 

 

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[1] Les premières tombes du cimetière apparaissent vers la fin du 9e/15e , cf. Hawari (2007), p.153-154.

[2] Texte d’après RCEA 3801.

[3] Texte d’après Berchem (1922), n°56.