Mashhad al-Muhassîn/al-Dîqqa (537/1142)
Localisation : à 300m du mashhad al-Husayn, sur le Jabal Jawshân au sud de la ville (A11.652).
Visite en : 2002, 2009.
Réf :
Allen (2003), chap.4
Gaube (1984), n°652
Herzfeld (1955), p.193-207
Korn (2004), n°15, 45, 97
Meinecke (1992) 4/28
Sauvaget (1928), p.320-327
Sauvaget (1931), n°14
Sobernheim (1909), p.379-384
Tabbaa (1997)
Tabbaa (1999), p.108-110
Herzfeld (1955), n°93, 94, 95, 96 ?, 97, 98
RCEA 3112, 3128, 3791 ?, 3708, 4075
Sobernheim (1909), n°4, 5
Historique
La fondation de ce sanctuaire shi’ite sur la pente de Jabal Jawshan remonte au Hamdanide Saif al-Dawla (r.333/945-356/967), le site est aussi connu sous le nom de mashhad al-Diqqa.
D’après une inscription[1],
le portail principal sur le côté est du complexe a été construit après 594/1197
par le ra’is Tariq ibn Turaira ibn Yahya (ill.2). La partie nord-est du
complexe peut également être attribuée à la même phase de construction, tout
comme l’extension du système des latrines (ill.1).
D’après ibn Shaddad, le sultan
al-Zâhir Ghazî (r.582/1186-613/1216) a renouvelé le mur sud laissé délabré,
toute la salle de prière aurait été également reconstruite ; en effet,
l’inscription sur la façade de la salle de prière nomme al-Zâhir Ghazî comme
constructeur et l’année 609/1212 (ill.7).
Une inscription sur le mur nord de la cour donne les noms d’imams chi’ites et documente des travaux de construction en 632/1235 (ill.8), sans nommer de commanditaire. L’intégration de l’inscription dans les arcades de la cour montre clairement qu’elle appartient à l’aile nord qui se compose d’une salle à trois travées surmontée de coupoles. Cela corrige la déclaration d’ibn Shaddad selon laquelle le sultan al-Nâsir Yusuf II (r.634/1237-658/1260) a fait restaurer le mur nord, et fait de son père al-‘Azîz Muhammad (r.613/1216-634/1237) le probable commanditaire des travaux. La coupole centrale de la salle de prière a peut-être été construite au même moment.
L’installation, ravagée lors de l’invasion Mongoles de 659/1260, est rénovée pour le compte du sultan al-Zâhir Baybars (r.17 dhu’l-qa’da 658/24.X.1260 – 27 muharram 676/30.VI.1277), sans plus de précision.
Epigraphie
609/1212. Texte de construction 4 lignes
(80x60) sur le mur sud de la cour (ill.7).[2]
« xxx La construction de cet endroit
béni a été ordonnée par notre maître le sultan, al-Malîk al-Zâhir, Ghiyath
al-dunya wa’l-dîn Abul-Muzaffar al-Ghazî, fils de Yûsuf, - que Dieu éternise sa
royauté ! – en l’année 609 (1212) ».
n.d. Texte de restauration 3 lignes
(110x40) sur la partie haute du portail (ill.3, 6).[3]
« xxx Sa construction a été restaurée
sous l’empire de notre maître al-Malîk al-Zâhir Ghiyath al-dunya
wa’l-dîn al-Ghazî, fils d’al-Malîk al-Nâsir Yûsuf, fils d’Aiyûb, par l’avide de
la miséricorde de Dieu, Tarik, fils de Tarira, fils de Yahya ».
632/1235. Texte de restauration 5 lignes
(175x115) dans un cadre orné sur le mur nord de la cour (ill.8).[4]
« Ô Dieu ! accorde Ta
bénédiction à Mahomet l’élu, à ‘Alî, à Fatima la brillante, à Khadîdjâ la très
grande, à al-Hasan l’élu, à al-Husain, martyr à Karbala, à ‘Alî, fils
d’al-Husain, Zain al-‘Abidîn, à Muhammad, fils de ‘Alî, al-Bâkir, l’emblème de
la science, à Dja’far, fils de Muhammad, al-Sadik, l’homme sûr, à Mûsâ, fils de
Dja’far, al-Kâzim, le sage, à ‘Ali, fils de Mûsâ, al-Rida, à Muhammad, fils de
‘Alî, al-Djawwâd, à ‘Alî, fils de Muhammad, le bien dirigé, à Hasan, fils de
‘Alî et à Muhammad, fils de Hasan, l’élu. Xxx Refait en l’année 632
(1235) ».
Biblio complémentaire :
Talmon-Heller (2007)
Mulder (2014), p.63-114
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1/ plan du
mashhad |
2/ portail
d’accès |
3/ les deux
inscriptions de la baie du portail |
4/ plan de
la voûte du portail |
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5/ l’inscription non identifiée de la baie du
portail |
6/ l’inscription non datée de la baie du portail |
7/ l’inscription datée 609/1212 sur le mur sud de la
cour |
8/ l’inscription datée 632/1235 sur le mur nord de
la cour |
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