Bimaristan al-Nûrî/al-‘Atîq (549/1154)
Localisation : 6e ruelle à droite au sud de l’axe allant de Bâb Antakîya à la citadelle (G9.44).
Visite en : 2002, 2006.
Réf :
Gaube (1984), n°44
Herzfeld (1955), p.229-231
Korn (2004), n°154
Meinecke (1992), 22/18, 33/98
Sauvaget (1931), n°17
Herzfeld (1955), n°108, 109
RCEA 3312, 4426, 768018
Gaube (1978), n°35
Historique
Le bimaristan est constuit par Nûr al-Dîn (r.541/1146-569/1174) vers 549/1154, c’est un établissement réputé durant la période médiévale tout comme le sera l’autre hôpital connu de la ville le bimaristan al-Arghûn (construit en 755/1354). Il est agrandi par Muhyî al-Dîn Abû’l-Ma’alî Muhammad ibn 'Abd al-Rahman ibn al-‘Ajamî avec une aile pour femmes, ceci étant documenté par une inscription (perdue), qui nomme al-Nâsir Yusuf II (r.634/1237-658/1260) comme le prince au pouvoir, le nom du constructeur et la date de ramadan 655/sept.1257.
Au nord-est du bâtiment principal, un passage mène à une cour autour de laquelle se trouvent plusieurs cellules.
Sous le règne du sultan al-Ashraf Sha’ban (r.15 sha’ban 764/30.V.1363 – 5 dhu’l-qa’da 778/16.III.1377), le bimaristan est équipé d’un iwan et d’une salle de réception qa’a. D’après l’inscription dans l’iwan, ces travaux sont l’œuvre du gouverneur de l’époque Jurjî al-Nâsirî (en fonction de 766/1364 à 768/1366). Une autre restauration est mentionnée en 840/1436 sous le règne du sultan al-Ashraf Barsbay (r.8 rabi’II 825/1.IV.1422 – 13 dhu’l-hijja 841/7.VI.1438) ; elle concerne la cour et les fenêtres à côté du portail. Ce portail présente un encadrement similaire aux encadrements des ouvertures du minaret de la mosquée al-Dabbagha, datée de la période Ayyûbide.
Aujourd’hui seuls le portail et une partie du mur sur rue sont d’origines (ill.1), l’édifice a été secoué par plusieurs séismes et modifié à de nombreuses reprises par des restaurations.
Epigraphie
n.d. Texte de construction 2+3 lignes sur
le portail.[1]
« xxx Ceci a été fait par notre
maître, le roi, le savant, al-‘Adîl, le champion de
la foi, le combattant, le défenseur des frontières, le parfait, Nûr al-Dîn, le pilier de [l’I]lam, [l’associé] à l’empire, l’agrément du califat, la
couronne des rois et des sultans, le défenseur de la vérité par les preuves, le
vivificateur de la justice dans les mondes, le subjugueur des hérétiques, le
tueur des infidèles et des polythéistes, Abul-Kasim [Mahm]ûd,
fils d’Ak-Sunkur, le défenseur de l’émir des
croyants, - que Dieu fasse durer son empire par Mahomet et sa famille ! –
sous le gouvernement de l’esclave avide de la miséricorde de[son] maître, ‘Atîk, fils d’As’ad, fils d’Abul-Sa’alîk al-Mawsilî, que Dieu ait
pitié de lui ! »
655/1257. Texte de restauration+
dans l’ancienne salle des femmes.[2]
« Ce lieu a été construit sous
l’empire du sultan Salâh al-Dîn
Yûsuf, fils d’(al-Malîk) al-‘Azîz
Muhammad, sous l’administration d’Abul-Ma’alî
Muhammad, fils de ‘Abd al-Rahman, fils de ‘Abd al-Rahîm, fils d’al-‘Ajamî al-Shafi’î, dans le mois de
ramadan de l’année 655 (septembre 1257) ».
768/1367. Texte de construction 5 lignes (102x45), dans l’iwan sur le côté droit de la cour.[3]
« Basmala.
Cet iwan et cette salle d’été pour les femmes ont été fondés du temps de notre
maître le sultan al-Malik al-Ashraf Sha’bân ibn Husayn – que Dieu éternise son
règne ! – et [du temps du] gouvernement de notre maître, le prince des
émirs, Jurjî al-Ashrafî – que sa victoire soit fortifiée ! – par le
serviteur qui a besoin de Dieu le Très-Haut Sâlih ibn Ahmad. L’intendant légal
Sibt ibn al-Saffâh »
Biblio complémentaire
Allen (2003), chap.2
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1/ vue du bimaristan depuis le sud |
2/ vue d’une ouverture à gauche du portail |
3/ vue de la cour principale avec son bassin (en
restauration) |
4/ vue de la cour pricipale |
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